Nous décidons donc de délaisser notre fameux camping à Viento pour aller nous établir dans cet oasis du désert qu'est Roosevelt, 130 km à l'est d'Hood River. En prime, ça va faire plaisir à la nouvelle ranger de Viento, qui semble vouloir appliquer à la lettre le règlement du séjour de 14 jours consécutifs maximum et cela, même si le camping est vide. Comme quoi un fonctionnaire demeurera toujours un fonctionnaire.
Voici notre campement à Roosevelt vers les 7 heures du matin, avec ma douce Planchette en arrière plan qui s'active déjà devant son poêle Coleman:

Avouez que c'est assez idyllique. Bon ok, j'ai pris la photo avant la ruée vers l'est. Dans les faits, ça ressemblait à ça quelques heures plus tard, avec Planchette en avant plan, toujours en train de s'activer devant son poêle Coleman:

Pendant qu'on y est, une autre photo de Planchette, un peu plus tard, s'activant devant son poêle Coleman:

Meanwhile, back in The Gorge, les arbres sont pliés en deux:

Je pars donc en 3.9, avec la 67 litres de Planchette, ce qui en a décontenancé plus d'un, car pour que je parte avec un si petit kit, faut qu'il vente en tabarnouche. Et il ventait en tabarnouche:

Heureusement pour Planchette, le vent a baissé d'une petite coche, ce qui lui a permis d'étrenner sa toute nouvelle 3.1, avec ses couleurs parfaitement assorties à la Da Curve 67.
Ce que j'aime bien lors des grosses journées de baston au Gorge, c'est qu'il n'y a jamais beaucoup de monde sur l'eau, et encore moins de kiters. J'ai pu compter un maximum de 10 véliplanchistes sur l'eau en même temps, malgré un parking archi plein.
Le vent nous aura accompagné jusqu'au coucher de soleil, qui, en passant fut magnifique, quoique la photo qui suit illustre plutôt le lever de la lune:

Devant une prévision de vent fort optimiste pour le lendemain, la plupart des planchistes ont décidé de coucher à Roosevelt, certains dans leur maison mobile, d'autres, comme nous, dans des tentes et quelques-uns couchant à la belle étoile. Ces derniers nous ont d'ailleurs pas mal fait rigoler avec leurs cris lorsque les gicleurs d'eau, chargés de garder la verdure du parc verte, ont démarré.
Le vent du lendemain fut ma foi fort civilisé, ainsi que celui du surlendemain. On nous annonce une journée de pétole pour demain. Tant mieux, je suis à court de bobettes propres, une visite à la buanderie sera appréciée. C'est que j'ai exactement 14 paires de sous-vêtements, ce qui me donne 14 jours d'autonomie pour plancher. Après, je suis dans la merde.
Une dernière photo souvenir de votre humble blogueur, avec Planchette toujours active devant son poêle Coleman:






